
Du 3 au 6 Juillet 2006 à
HAIFA .
Il y aura bientôt 50 ans que la communauté des Juifs d’Egypte a pris le
chemin de l’exil et a essaimé à travers le monde. Nous étions 80.000 en 1956,
et sans doute bien plus nombreux aujourd’hui. Au fil des ans, les souvenirs
s’estompent, les disparitions s’accélèrent et bientôt, tout ce qui avait fait
de ces hommes et femmes une communauté active et diverse au sein de l’Egypte
sera oublié si un effort de mémoire n’est pas entrepris pour rassembler les
souvenirs et écrire une page d’histoire trop longtemps négligée, avec le risque
réel de laisser les nouvelles générations en quête d’une identité qu’il nous
incombait de leur transmettre.
Bien évidemment, ici et là, et en particulier en France, des efforts
ont été entrepris pour commencer ce travail. On ne peut oublier les ouvrages
publiés par le regretté Jacques Hassoun, ainsi que les publications dont il a
été le catalyseur. Mais ces efforts ont été dispersés et il nous incombe de
poursuivre ce travail sur un plan international.
Aujourd’hui, les enfants et les petits-enfants de ces exilés n’ont le plus
souvent qu’une connaissance fragmentaire de ce qu’était la vie de cette
communauté en Egypte. C’est pour cela qu’il est important de préserver cette
histoire pour permettre à ces nouvelles générations de retrouver, le moment
venu, cette part de leurs racines qui est originaire d’Egypte.
Afin de jeter les bases de ce travail de recherche et de réflexion, un
Congrès Mondial des Juifs d’Egypte (World Congress of the Jews from Egypt) – se
tiendra à Haïfa du 3 au 6 Juillet 2006. Ce sera, les organisateurs l’espèrent,
le premier d’une série de manifestations similaires afin d’organiser et de
publier des communications de chercheurs sur différents sujets touchant à la
vie de la communauté des Juifs d’Egypte, et principalement durant la première
moitié du 20ème siècle, période pendant laquelle le développement de
l’Egypte était accéléré par différents évènements mondiaux.
A l’initiative de Ada Aharoni, Professeur au Technion de Haifa, fondatrice
de IFLAC (association promouvant la Culture de La Paix), auteur et poète qui
œuvre inlassablement pour l’instauration d’une paix au Moyen Orient, l’idée du
WCJE a fait son chemin et a reçu un accueil favorable de nombreuses
associations de Juifs d’Egypte à travers le monde. Ce projet a déjà son site
internet http://www.wcje.net/
(que
nous vous invitons à visiter) et il a reçu la confirmation du support de la
grande majorité des associations de juifs d’Egypte de par le monde : les
USA, l’Australie, le Brésil, la Grande Bretagne, (pour n’en citer que quelques
unes) ont prévu d’envoyer des délégations à cette manifestation.
Le bureau de l’AJOE a également décidé d’envoyer une délégation, et de
faire appel à des chercheurs francophones pour s’atteler à la préparation de
communications qui seront présentées au cours du Congrès. Si vous-même ou des
amis à vous souhaitez et prévoyez d’y assister nous vous invitons à vous faire
connaître de l’AJOE. Ce Congrès sera une occasion mémorable de retrouver des
délégués des associations de Juifs d’Egypte de tous les horizons.
Une liste préliminaire des sujets qui seront débattus, présentés ou
discutés au cours du Congrès figure sur le site internet mentionné plus haut.
Des appels de fonds ont également été lancés et toute idée que vous pourriez
avoir sur ce sujet seront reçues et étudiées par le comité des organisateurs.
Pendant trop longtemps, les Juifs d’Egypte n’ont poursuivi qu’un
objectif : s’intégrer au pays dans lequel l’exil les avait jeté, par choix
ou par nécessité. Pendant trop longtemps, ils ont généralement refoulé leurs
souvenirs et leurs expériences passées pour adopter les coutumes des pays dans
lesquels ils vivaient dorénavant. Ce premier Congrès promet d’être un
révélateur d’expériences et un début de l’écriture d’une histoire passée qu’il
ne faut pas oublier.
Nous attendons vos réactions. Soyez nombreux à vous manifester. A bientôt.
Le bureau de l’AJOE
David Harari
Paris, Janvier 2005.